LIPN : OCAD
 
 
Philippe Bourgeois (in memoriam)

Philippe Bourgeois (in memoriam)

                      Philippe Bourgeois
Laboratoire d'Informatique de l'Université Paris Nord
Institut Galilée
Avenue J.B. Clément
93430 VILLETANEUSE
FRANCE
Fax : +33 1 48 26 07 12
Philippe sadly passed away, on Dec. 25 2004.

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Philippe Bourgeois, MCF en mathématiques appliquées à l'université, est décédé à 50 ans le 25 décembre 2004. Il assumait seul l'enseignement d'Informatique en deuxième année du Deug MASS, et enseignait également en second cycle à l'UFR de Sciences Economiques et de Gestion. Il y avait également accepté la responsabilité administrative du Deug en filière MASS, il avait du reste été l'un des principaux acteurs de la création de cette filière à l'université. Parallèlement, il menait des activités de recherche dans le domaine de l'optimisation combinatoire au laboratoire d'informatique de Paris 13 (LIPN) dont il était membre depuis plus de 15 ans. Pour chacune de ces trois activités, d'enseignement, de recherche et d'administration, Philippe était très apprécié pour sa gentillesse, son dévouement, sa curiosité. Tous ses collègues tiennent à saluer l'extraordinaire courage dont il a fait preuve au fur et à mesure de l'aggravation de sa maladie, et à exprimer leurs condoléances à sa famille.
Christophe Fouqueré, directeur du LIPN.

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Tu avais toujours l'air d'avoir peur de nous déranger, Philippe, fin et discret, ne t'étendant jamais sur les blessures de ta vie. Du coup, nous craignions d'être indiscrets. Tu étais des compagnons solides du tout début du département, toujours prêt à plaisanter. Partir en loucedé, sans qu'on puisse te dire au revoir, histoire de ne pas troubler nos petites fêtes personnelles, c'est bien toi. Nos mails et nos larmes t'accompagneront quand même.
Brigitte Biébow

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Bonjour, C'est un vieil ami, un vieux complice, qui s'en va, le jour de Noël, comme par un ultime trait d'esprit, il me manquait et me manquera, et à beaucoup d'entre nous je crois.
Henry Soldano

J'ai rarement vu autant d'esprit et de curiosité chez quelqu'un. Philippe attirait irrémédiablement la sympathie. Je le regrette beaucoup.
Dominique Bouthinon

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J'ai côtoyé Philipe pendant plus d'une année dans la salle A 105. J'ai beaucoup apprecié sa gentillesse et sa modestie. Il était toujours disponible et plein d'humour. Après l'annonce de sa maladie, j'ai toujours esperé le revoir même si je savais qu'il y avait peu d'espoir. Voilà, même si mes mots ne suffisent pas pour exprimer ce que je resssens, j'ai essayé d'exprimer toute ma tristesse. Repose en paix Philippe .
Sidi Mohamed Sedjelmaci

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Nous sommes arrivés ici, Philippe venant de Nanterre et moi d'Orsay, à peu d'années de distance, et je l'ai longtemps côtoyé sans aller beaucoup plus loin que les quelques plaisanteries de rigueur entre collègues.

Je l'ai un peu mieux connu quand j'ai eu à enseigner en MASS1 alors qu'il avait la responsabilité du MASS2, et je me suis rendu compte que, même si son poste relevait officiellement des Mathématiques Appliquées, il en savait plus que moi dans de larges secteurs de l'Informatique. J'ai vu aussi son ardeur à transmettre avec rigueur ce qui lui semblait essentiel pour ses étudiants qui, en général, n'étaient pas venus dans cette filière pour poursuivre dans cette voie. Il a su leur en donner le goût, poussant les plus motivés à rejoindre nos cursus, et nous convaincre de les choisir. L'un de ses anciens étudiants a tenu à m'écrire en juin 2004 : " Aujourd'hui, j'ai obtenu mon diplôme, décroché un emploi, et mes journées sont plus passionnantes les unes que les autres car je fais ce que j'aime, et j'ai la chance d'avoir comme métier ma passion." Je suis persuadé que Philippe est pour beaucoup dans cette réussite.

Mais bien faire son métier est encore, heureusement, banal. Ce qui a révélé Philippe à mes yeux, c'est son attitude face à sa maladie. Il en a connu la nature, et l'issue plus que probable, dès l'été 2003, où il a beaucoup souffert. Il s'est prêté à des protocoles de soin aux effets secondaires extrêmement pénibles, ne lui donnant parfois aucun répit entre des séances espacées de près de deux semaines, en sachant qu'il en était probablement un cobaye, et alors que les médecins lui avaient clairement laissé entendre que la rémission dans le meilleur des cas ne serait que de quelques mois. Il a effectivement survécu davantage que ce qu'on accorde en moyenne aux victimes de ce mal, mais aucun trouble de santé ne lui a été épargné. Il en parlait avec humour et détachement. Pendant toute cette période, j'ai essayé, par de trop rares appels téléphoniques, de lui montrer qu'on ne l'oublierait pas : bien que je ne sois guère arrivé à le faire parler d'autres sujets que sa santé - il ne décrochait son téléphone que si ses nausées lui en laissaient le répit, et savait bien qu'à peine la conversation terminée, elles reprendraient -, son ton enjoué pour parler de son cas n'était pas de la forfanterie, et ce qu'il m'a dit du peu d'humanité dont font preuve certains professionnels n'est pas à la gloire de nos hôpitaux.

Ceux d'entre nous qui l'ont vu, lors de ce qu'il savait probablement être sa dernière visite à Villetaneuse (était-ce fin novembre ?), l'ont encore entendu plaisanter en dépit de sa maigreur effrayante, et il n'a pas voulu qu'on le raccompagne jusqu'à la gare. Alors que, par discrétion, il attendait toujours que je prenne de ses nouvelles, c'est lui qui m'a appelé le 13 ou le 14 décembre, pour me dire qu'il était désormais trop faible pour vivre seul chez lui, qu'une opération de confort serait tentée, et qu'il serait accueilli ensuite par sa sœur si on le laissait sortir. Il n'en a pas été question, et les médecins lui ont enfin administré ce qu'il fallait pour que la fin survienne sans souffrance.
Daniel Kayser

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J'ai souvent eu l'occasion de discuter avec Philippe, en particulier au restaurant administratif. Nous avions plaisir à nous rencontrer. Nous échangions sur des sujets de société ; il m'a plusieurs fois parlé de ses réalisations professionnelles et des difficultés qu'il devait surmonter. J'appréciais beaucoup sa vivacité, son sérieux et son sens de l'humour.
Guy Chaty
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La disparition de Philippe à suscité beaucoup d'émotion chez les mathématiciens. Nous le connaissions bien et l'appréçions beaucoup. J'ai eu plusieurs fois l'occasion de travailler en MASS et avais pu apprécier le sérieux avec lequel il s'occupait de cette formation. C'est au cours du jury de septembre 2003 qu'il m'avait mis au courant de sa maladie. Sa gentillesse, sa discretion et son humour nous manquent beaucoup.
Patrice Le Calvez
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Je suis l'un de ceux qui ont accueilli Philippe Bourgeois à son arrivée à l'université. Nous l'avions recruté parce qu'il nous paraissait la personne irremplaçable pour lancer une nouvelle filière que notre enthousiasme de néophites avait baptisé d'un nom original "Economie, Informatique, Modèles Mathématiques". Nous avions connu une petite notoriété à ce sujet qui nous avait valu un déjeuner à la table du ministre de l'Education Nationale ! Même si on ne tarda pas à nous intimer l'ordre de rentrer dans le rang et de rebaptiser notre filière "MASS", j'ai gardé de cette époque un souvenir de "nouvelle frontière". Nous formions une équipe chaleureuse à laquelle Philippe apportait sa compétence, sa bonne humeur et son humour. J'étais frappé par son caractère modeste alors qu'il en connaissait plus que nous sur le sujet. Mais, à mieux le connaître, j'ai compris que cette modestie était le signe d'une personnalité profonde qui ne se paye pas de mots, qui jette un regard mesuré et serein sur les choses. Oui, Philippe avait une personnalité très humaine. Après quelques années de collaboration, la vie nous a séparés et c'est bêtement que j'ai appris sa mort pour moi inattendue.
Adieu bon camarade.
Jean-François Méla
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Bonjour, Je tiens à m'associer à l'hommage rendu à Philippe Bourgeois. J'ai pu apprécier ses qualités pédagogiques et humaines lors de notre collaboration dans le cadre du Deug Mass.
Georges Hoff
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Connaissant Philippe de longue date, j'ai toujours apprécié sa chaleur humaine, sa gentillesse et son enthousiasme. Récemment, enseignant en Deug Mass, j'ai retrouvé Philippe comme collègue et j'ai pu alors apprécier sa grande conscience professionnelle et sa générosité dans son travail. Il nous a quitté discrètement, presque en s'excusant du mauvais coup qu'il nous faisait.
Claude Basdevant
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Philippe Bourgeois était un collègue sympathique, positif, dynamique, toujours de bonne humeur. C'était un plaisir de travailler avec lui. Pendant quelques années, avant qu'il ne rejoigne les informaticiens, nous avions occupé le même bureau au 4ième étage. J'avais aussi pu l'apprécier en tant que responsable du Deug EI2M. Sa disparition prématurée m'attriste profondément. Je présente mes condoléances à sa famille.
Bernard Magneron